Depuis plusieurs années maintenant, nous parlons de RSE (Réseaux Sociaux d’Entreprise). Malgré plusieurs essais donnant des résultats mitigés, on constate une accélération de l'introduction de ces RSE depuis la fin de l'année 2010. La maturité conjointe de l'usage personnel des réseaux sociaux et de l'offre de solutions proposées par les éditeurs ne sont pas étrangers à cette accélération.
Le succès des réseaux sociaux n’est plus à prouver. À lui seul, Facebook compte plus de 38 millions de comptes en France et plus de 750 millions sur la planète. D’abord strictement personnel, il se diffuse jusque dans l’entreprise où son impact est grandissant. Si la communication vers l’extérieur de l’entreprise via Facebook est à peu près maîtrisée la communication interne reste très compliquée et peu performante.
L’universalité et le partage de l’information (et la maîtrise de la donnée) sont les principales motivations des entreprises dans la mise en place des Réseaux Sociaux d’Entreprise. Qui dit partage d’information dit avant tout publication d’information. Et bien entendu les questions qui coulent de source sont : «À qui est destiné mon message ?», «Qui le verra ?» et «Qui prendra part à la discussion ?». C’est bien dans cette notion de discussion que la communication interne prend un virage nouveau avec l’utilisation des RSE. De la discussion naitront entre autre collaborations, innovations, partage, formation...
On constate alors, si la logique de publication est bien appréhendée que le mail est mis de côté et que la discussion change de support. Nous passons d'un fil de mail (que tout le monde ne maîtrise pas et limité en général aux seuls destinataires du message initial) à une discussion ordonnée bien plus facile à lire et à comprendre. Chaque personne concernée par le sujet de la discussion peut y prendre part ce qui permet d’enrichir le débat.
Toute discussion comporte un début, une phase de montée en puissance, un pic puis baisse d’intensité pour enfin se terminer. Au sein d’un RSE, la discussion suit quasiment les mêmes règles. Cette notion de temporalité est à prendre en compte dans l’animation et la gestion d’un RSE.
Pour obtenir la pleine puissance d'un RSE, il est primordial que la direction de l'entreprise en fasse un projet majeur et s'implique fortement. Le projet doit comporter des objectifs clairs et mesurables. L'accompagnement des utilisateurs est important les premiers mois de déploiement afin d'assurer une utilisation optimale. Le RSE doit être au centre des préoccupations quotidiennes de l'entreprise et de ses dirigeants.
Depuis le mois d’Avril, Novius a mis en place son propre RSE - Pulse - sur la base de sa solution de gestion de Réseau Social d’Entreprise et de communauté de marque : Reso-Nova.
Les premières statistiques sont encourageantes :
- 100 % des collaborateurs ont complété leur profil (35 personnes) ;
- plus de 300 contributions (articles, idées, liens, messages, vidéos, sondages, questions...) enregistrées sur les mois de juin, juillet, août. Le mois de septembre devrait atteindre les 400 contributions ;
- Plus de 1200 commentaires enregistrés, une contribution a, en moyenne, 4 commentaires. Il est à noter que certaines contributions ont généré plus de 30 commentaires. La discussion est donc bien lancée ;
- Baisse de 80 % des mails internes à destination multiples (groupes de discussion) ;
- Un utilisateur collabore en moyenne à 10 groupes thématiques ;
- 60 groupes créés dont 20 sont des groupes de travail privés ;
- 52 idées soumises en 3 mois. 12 idées ont été réalisées ;
- 25 % des articles participent à la veille d’entreprise.
Jérôme Daubresse


